Calendrier gaulois de Coligny ( une copie est visible à la mairie )
La Dombes beaucoup plus humide encore que la Bresse, était insalubre à cause des nombreux marécages et des moustiques qui pullulaient . Au 1ier siècle, son nom était Pagus Dubensis. Il fallut attendre l'arrivée des moines de la Trappe des Dombes qui l'assainirent en créant des étangs . Le Bugey , et surtout le Valromey étaient très appréciés pour leur climat beaucoup plus sain que la plaine . Les Allobroges, occupèrent la rive droite du Rhône, et la région de Belley . Les Romains les imitèrent et au 1ier siècle appelérent ces terres Vicus Venetomagensis . Au moyen âge en leur souvenir, on appela cette région de l'Ain : Vallis Romana qui nous a donné le nom Valromey . Le Pays de Gex, domaine des Séquanes tout d'abord, des Helvètes ensuite et enfin des Nantuates dans la vallée de Fort l'écluse à Nantua ! Le Revermont , avec ses vallées parallèles, était le domaine des Séquanes qui avaient leur oppidum le plus au Sud de leur territoire : Izarnodurum (Izernore) qui signifiait la forteresse du fer . Les Romains, comme ils en avaient coutume, trouvant le climat agréable s'installèrent dans la vallée et y construisirent un temple que l'on peut encore voir de nos jours à la sorie Nord Est d' Izernore. Je dois signaler aussi que c'est à Coligny que l'on a retrouvé l'un des deux calendriers gaulois connus à ce jour. Ils sont un peu notre pierre de Rosette pour déchiffrer le système de datation et l'écriture celtes . Malheureusement il était en morceaux, et tous les fragments n'ont pu être retrouvés. On a pu quand même son mode de fonctionnement .
La Teuta Bienvenue Les Celtes Les SuissesPhotos des vestiges du temple romain d'Izenore (Izarnodurum)
D'où venons-nous ?
L'Ain il y a 2000 ans
Les Celtes qui habitaient notre département (ou du moins une partie) s'appelaient Les Ambarres . C e nom est une forme syncopée du nom Ambararre : il est formé du préfixe (Amb) qui signifie : de chaque côté de , autour de, et du radical (arar) qui était le nom de la Saône, de Lyon (Lugdunum) à Châlon sur Saône (Cabillaunum). De Châlon à sa source, elle change de nom, car elle est déifiée et porte le nom de Saucona . Le nom ambarre signifie celui qui vit de chaque côté de la Saône . Nous en avons été chassés petit à petit par les Ségusiaves au Sud et les Eduens au Nord . Ils en géraient le traffic fluvial en percevant des taxes. Cette version de C. Jullian,II 1909, est interprètée différemment maintenant par Degavre 1998,77 et Lambert,1995,115,117 et enfin Sergent,1995,205 ; Le thème gaulois (bar) signifiait colère, fureur, hostilité ; Gallois Bar, le vieil irlandais, barae, et le vieux breton bara . Le préfixe (amb) signifiant autour de, a pris en gaulois une valeur superlative ou intensive, pour signifier : "Les très furieux ". J. Lacroix, les noms d'origine gauloise,la Gaule des combats p177 éd. 2003. Notre département, du Sud depuis le Rhône (Rhodanus) jusqu'à Châlon sur Saône (Cabillaunum) n'était en plaine qu'une gigantesque forêt humide qu'on appelait Brixia, du nom de la déesse qu'elle représentait . Cette immense forêt marécageuse était déifiée, car impénétrable donc secrète. Ensuite au 1ier siècle on l'appela Bricsia, les Romains eux, l'appelait "Brexius Saltus" puis ce fut Bressia jusqu'au 9ième siècle et enfin la Bresse (archives départementales). Ils défrichèrent ce terrain et devinrent cultivateurs et éleveurs . Les premiers Bressans étaient nés, élevaient-ils déjà de la volaille ? .
ferme reconstruite à Saint Etienne du Bois
Vie dans les fermes celtes
Un celte ne disait jamais ce chien est à moi, mais ce chien est avec moi